[social] Réaction au lendemain des violences du 16/02/09

La Guadeloupe vient de connaĂ®tre une nuit d’intenses violences et d’agitations.
Oui, la jeunesse de notre pays s’est dĂ©foulĂ©e.
Oui, la jeunesse de notre pays a cassé, brûlé, pillé.
Mais pourquoi ?
Qui est le véritable agresseur ?
Ce n’est pas « NOUS ».
S’il est vrai que de rares violences urbaines se sont produites au début de la grève, elles se sont rapidement essoufflées car NOUS avions TOUS compris que le calme, la dignité et le civisme étaient nos principaux alliés.
Toutefois quand M. Yves JEGO affirme qu’il saura comment faire pour de nouveau appliquer le droit dans notre pays, n’est-ce pas lĂ de la provocation ?
N’est-ce pas lĂ un processus d’infantilisation ?
N’est-ce pas lĂ une menace d’un parent mĂ©content vis-Ă -vis de son enfant qui aurait mal agi ?
Ce discours de M Jégo a été minimisé, presque tu, il a peu ou pas été relayé dans les médias nationaux contrairement à celui de M. DOMOTA qui selon ces mêmes médias nationaux aurait appelé à la violence, à la révolte, à la rébellion, nous demandant ainsi de laisser s’exprimer notre nature première de « sauvages ».
Car le problème il est là , on veut que NOUS apparaissions encore une fois au lendemain de ces échauffourées comme ceux qui resteront ad vitam aeternam aux portes du savoir-être, aux portes du savoir-vivre, aux portes de la CIVILISATION.
Mais quand vous entendez ces hommes, ces femmes qui relatent les coups, les humiliations, les vexations, les flagellations racistes infligées par des forces de l’ordre armées jusqu’aux dents et c’est un euphémisme : qui est demeuré aux portes de la Civilisation ?
Quand vous entendez et voyez un chef de la police qui justifie, excuse, minimise le déploiement et la violence militaires réponse selon lui à des jets de pierres, de cailloux, à des ATTAQUES, n’est-ce pas normal que l’HOMME antillais s’insurge, se sente touché dans sa chair et réagisse ?
Nous sommes et nous resterons comme le dit Fanswa Ladrézeau, grand artiste guadeloupéen, « on lawmé san fizi » (= une armée sans armes).
Nos seules armes sont notre foi, notre détermination et notre dignité et elles le resteront.
La violence dont nous avons été témoins n’est que le cri de souffrance d’une jeunesse qui peut-être n’a pas la sagesse d’ainés qui ont connu Février 1952 (des travailleurs grévistes ont été sauvagement tués), Mai 1967 (répression où des étudiants et travailleurs ont été sauvagement tués), Octobre 1984- Juillet 1985 : affaire Faisan ( un jeune noir reçu un coup de pied de la part d’un professeur blanc et qui déclencha une vive réaction populaire) et qui ont appris a relativisé ?
La violence dont nous avons été témoins n’est que la réaction peut-être disproportionnée d’une jeunesse qui en a marre et qui use du seul moyen d’expression héritée de la société moderne : la violence.
En effet, pouvons-nous nier que moult et moult injustices n’ont eu cesse d’ébranler notre fragile équilibre ?
Pouvons-nous occulter qu’une pléthore d’injustices au soubassement racial est demeurée impunie par « le Pays des droits de l’homme et du citoyen » qui soit dit en passant a toujours usé de la répression que ce soit en Afrique, que ce soit dans « les Iles » pour rétablir l’ordre.
Ainsi paradoxalement alors qu’on nous reproche de « racialiser » le conflit, on oppose symboliquement des guadeloupéens majoritairement Noirs à des militaires majoritairement blancs.
Il y a en effet des symboles qui ravivent des souffrances, qui raniment de vieilles querelles, d’anciennes tensions que notre inébranlable HUMANISME antillais n’a cessé de refouler.
Oui, plus que quiconque nous avons toujours su inlassablement tendre une joue éraflée, blessée, tuméfiée mais n’est-ce pas NORMAL qu’un jour notre exaspération soit telle que nous réagissions ?
Au-delà des revendications du LKP, au-delà de la crise sociétale et mondiale, l’expression (aussi violente soit-elle) de la frustration d’un Peuple dont on a nié l’histoire, dont on a occulté les souffrances et qui n’a jamais connu que la Répression comme seule et unique mode de dialogue, n’est-elle pas légitime ?
Non, la jeunesse de notre pays ne s’est pas seulement dĂ©foulĂ©e.
Non, la jeunesse de notre pays n’a pas seulement cassé, brûlé, pillé.
Oui, tout le Pays a mal.













A la famille du dĂ©funt ainsi qu’a Gwada loin et ici dans mon coeur
Est-il possible, de transmettre de l’argent au LkP pour la famille du dĂ©funt. Sinon comment peut-on assister financièrement le LKP ?
A ce stade les stratèges du peuple de Gwada et Madinina ainsi que les autres doivent avoir une approche globale du problème, ça n’est plus une grève ça n’a rien d’une grève classique, cette histoire c’est tout autre chose, c’est de l’histoire avec un grand H. Si ceux lĂ refusent et vous mĂ©prisent, Il faut penser Caricom, IndĂ©pendance, IntĂ©gration rĂ©gionale, il faut pensez Afrique, AmĂ©riques, il faut penser Obama, Hugo, Chavez, il faut penser Evo, Mandela, Botswana, Tanzanie, Angola, Il faut regarder en face MugabĂ©, Il faut sourire HaĂŻti, crier vers Azania, China, Iran, Inde, il faut marronner intelligent, marronner unis, avec ses alliĂ©s, pour vivre et survivre. Tout simplement se battre cesser de fuir, ne plus avoir peur. Deux voies sont possibles : soit le gouvernement cède, soit Gwada et les autres ou ka alĂ© en DRIVE !! Mais je crois que ce gouvernement cèdera, si la Guyane, la Madinina et La RĂ©union ferme la marche (j’ai confiance en la Guyane, je suis moins optimiste pour la rĂ©union).
Je souhaite que la zone AFRIQUE CEMAC emprunte ce chemin aujourd’hui mĂŞme !! pour vous soutenir.
Vivez libre, changez vos mondes et avec ça le notre !! Que le ciel soit avec vous et que vos frères oĂą qu’ils soient vous soutiennent vous suivent, vous emboitent le pas.
C’est l’Ă©poque qui veut ça … Cette moitiĂ© de siècle est la fameuse Ă©poque du neg’ marron, l’Ă©poque courage du penser stratĂ©gie et du manger tactiquement et Dieu merci vous ĂŞtes pile Ă l’heure !!
Le “penser” “manger” frugal, le penser manman, le dedans contre l’en dehors, le tout ici d’abord, voilĂ le remède. L’outre mer c’est le centre, la “France Hexagonale” c’est la pĂ©riphĂ©rie et pas l’inverse. c’est lĂ qu’est l’issue. Moi je vous fais confiance.
Devenir maladie , s’il le faut , devenir contagions car ils ont peur, et nous nous voulons tomber malade avec vous. Dire aux anciens et Ă vos chefs de rester stratèges pour rester maĂ®tre de votre destin. Vivre avec la mort Ă l’esprit du matin au soir ceci a Ă©tĂ© le lot de vos ancĂŞtres,vous n’avez donc rien Ă apprendre du bushido japonais, sinon de le pratiquer (ne plus avoir peur de la mort), certains diront c’est suicidaire laissez les ils n’ont pas la science du moment, de l’espace, du mouvement et du temps, “ils ont la peur poison de mourir au coeur”, ils n’iront pas loin et ne vous apporteront rien, ils sont une distraction dans cette Ă©poque. Ce sont de fanatiques Ă©goĂŻstes comme “willy Angèle” du penser marchand et du penser court terme.
Le “Cameroun” vous salue respectueusement-affectueusement et souhaite vous rejoindre pour vivre et mĂŞme mourir avec vous !!
Et souvenez vous de deux ou trois choses : ‘Vous ĂŞtes les dignes enfants de vos ancĂŞtres, et ces gens lĂ , tous le monde le sait aujourd’hui, Ă©taient d’honnĂŞtes gens !!’
Pas une seconde je ne crois que les forces de l’ordre est pu profĂ©rer des insultes racistes pendant leur interventions. Ces faits ne sont que des mensonges profĂ©rer par le “Alex” qui quasi mourant sur un brancard devant les camĂ©ras (sortie un quart d’heure après avec cinq jours d’arret de travail) voulait attiser les haines raciales pour racoler un maximum de personnes et faire dĂ©gĂ©nĂ©rer le conflit .
Il parlait Ă©galement d’une pauvre dame sur laquelle des CRS sautaient Ă pied joint ! On Ă jamais vu cette dame !
Vivement que la Guadeloupe puisse aller de l’avant et arrĂŞte de scier la branche sur laquelle elle est assise !
Bonsoir,
Je suis contre la violence, contre le fait qu’on puisse empĂŞcher des employĂ©s, des patrons de travailler en Guadeloupe et en Martinique.
Je suis contre le pillage gratuit d’individu profitant du Chaos pour exercer leur dĂ©rapage de violence et de haine.
Ce n’est plus un conflit social, mais un conflit raciale, mĂ©prisant ceux qui bossent, ceux qui ont des richesses. La source est : la jalousie.
C’est dĂ©cevant de voir comment la Guadeloupe et la Martinique ont pu ĂŞtre autant bernĂ© par un groupe d’individu raciste et DANGEREUX pour l’Ă©conomique de ces Iles.
Je me demande parfois si certains manifestants ou orateurs ne sont pas droguĂ©s……………………….
VOUS FAITES HONTE AUX ANTILLES, aux DOM TOM.
Une crĂ©ole qui n’aime pas la haine raciale.